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Raisons de Jeunes

Raisons de jeunes

Une campagne, un projet...

Novembre 2000 - Décembre 2001

Campagne et publication de la FMJ ASBL

Pourquoi cette campagne ?

A l'occasion du 50ième anniversaire de la naissance de la première MJ et du mouvement fédératif, forte de ces constats, de ces paroles de jeunes et de ces réflexions, la FMJ a conçu le projet « Raisons de jeunes » destiné à provoquer le débat autour de deux objectifs essentiels : refuser l'image négative qui colle de plus en plus souvent à la jeunesse et revendiquer le choix d'une société qui mise à nouveau sur les potentialités des jeunes et sur les politiques qui cherchent à les développer, notamment la politique culturelle de jeunesse.

« Raisons de Jeunes » est un projet dont la conception est le fruit de diverses actions menées depuis de nombreuses années, de constats quotidiens, d'une longue réflexion menée avec des jeunes, des responsables de maisons de jeunes et la fédération des maisons de jeunes.

De ce bouillonnement, une question importante a émergé : « La société porte-t-elle un regard négatif sur les jeunes ? Ou, est-ce simplement l'expression du traditionnel conflit de génération ? »

Notre réponse, fruit de cette expérience, est de dire que nous sommes bien au-delà du conflit de génération. Le climat social actuel a tendance à véhiculer une image négative des jeunes, qui trouve ses sources dans la crise économique et l'emploi, dans une perte des liens sociaux et dans l'isolement croissant des individus.

Un certains nombre de réponses politiques à ces phénomènes ont mis l'accent sur la prévention de la délinquance et la sécurité en ciblant souvent le public jeune. Cette situation a sans doute renforcé l'image négative de la jeunesse, même si ce n'était pas l'intention de ces choix politiques. Les médias participent aussi à ce phénomène par la mise en exergue d'une jeunesse présentée trop souvent à travers leurs regards comme problématique.

Quelles sont les actions du projet ?

Le projet a porté sur 4 actions :

- Un numéro spécial du M'Jam magazine : outil de parole des jeunes, sur la manière dont ils se sentent perçus par la société, et publié par la FMJ.Il a été diffusé dans le réseau associatif, les écoles, les AMO et auprès des décideurs politiques.

- La journée « Polyfolie jeunes » : qui a réuni à Namur le 14 avril 2001 plus de 1500 jeunes de la Communauté française. Elle a démontré par l'action les potentialités culturelles des jeunes. Concerts, créativité en direct, activités sportives, cortège coloré, ... et bonne humeur ont été les moteurs de la journée !

- Une lettre ouverte : des personnalités et des associations ont participé au réseau en marquant leur adhésion à la lettre ouverte et/ou en produisant leur propre réponse.

- Une publication : qui reprend l'ensemble de ces contributions... Des experts belges et européens ont accepté d'être les parrains de l'opération en introduisant la publication, en la resituant dans le contexte social et en rédigeant une conclusion prospective éclairée par la lecture transversale des différentes contributions.

- Les Maisons de Jeunes aujourd'hui : champs de batailles ou champs de coquelicots ?

LES MAISONS DE JEUNES AUJOURD'HUI : CHAMPS DE BATAILLES OU CHAMPS DE COQUELICOTS ?

LES DEFIS DU VIVRE ENSEMBLE

Octobre 2004

Pourquoi ce dossier ?

Beaucoup d'animateurs, depuis de nombreuses années, témoignent des difficultés vécues dans les Maisons de Jeunes pour rendre les jeunes capables de démarches à la fois solidaires et respectueuses de l'intérêt général. Le titre « Champs de batailles ou champs de coquelicots » évoque humoristiquement les difficultés vécues, entre le champ de bataille permanent que les animateurs doivent gérer et le rêve d'un champ de coquelicots doux et apaisé. Nous savons que ce sont là deux extrêmes et qu'il nous faut naviguer entre les deux.

Les Maisons de Jeunes doivent proposer aux jeunes un parcours pour entrer dans le vivre ensemble et dans le droit démocratique.

Comment utiliser ce dossier ?

Ce dossier permet un usage multiple selon vos besoins et objectifs. Il propose dès le départ cinq situations emblématiques et représentatives des difficultés rencontrées sur le terrain des Maisons de Jeunes aujourd'hui. Il s'agit chaque fois d'un cas concret reconstruit en fonction de paramètres types. Vous pourrez donc vous projeter dans ces situations et faire le lien avec les vôtres.

Ces cinq situations permettent d'inventer un trajet éducatif et culturel susceptible de favoriser une évolution positive : à chaque situation correspond donc un chemin proposé comme un fil d'Ariane. Mais il est possible aussi de combiner plusieurs trajets, en croisant les éléments issus de différentes situations-types.

Chaque situation sera indiquée par un onglet en bord de page vous permettant de retrouver rapidement le cas-type qui vous convient. De même, l'articulation synthétique des différents trajets en final du dossier sera aussi indiquée par un onglet.

En introduction, vous trouverez racontées des situations emblématiques avec les questions éducatives qu'elles posent. Ensuite, vous seront proposés des fils rouges pour construire une philosophie de l'action. Et enfin, dans le corps du document, chaque situation sera développée et traitée selon les repères suivants : le diagnostique, les fils rouges pour agir et le trajet de l'action.

Qui a participé à ce dossier ?

Des animateurs en maisons de jeunes, et des membres de la FMJ.

Majo Hansotte s'est occupée des repères méthodologiques et de la rédaction, dans le cadre d'une mission pour la DG Culture portant sur l'Education non formelle et la participation citoyenne des jeunes.

Avec le soutien de la Communauté française Wallonie Bruxelles.

La citoyenneté en centres de jeunes

La citoyenneté en centres de jeunes : Rapport de la sous-commission citoyenneté de la commission consultative des centres de jeunes

Juin 1994 - février 1997 - augmenté en 2002

Pourquoi cet ouvrage ?

A travers son action, la sous-commission « citoyenneté » a voulu s'interroger et faire le point sur le sens qu'a aujourd'hui pour le secteur cette phrase désormais célèbre de l'Arrêté Royal de 1971 établissant les conditions d'agrément et d'octroi de la subvention aux MJ et associations assimilées : « devenir des citoyens responsables, actifs et critiques », les fameux « CRAC ». Une phrase aujourd'hui connue, en effet, et qui résume autant l'esprit du texte que celui d'une époque dont il est le fruit.

Un quart de siècle plus tard, nous avons voulu tenter d'identifier les pratiques du terrain mais également les pièges et les freins qui font obstacle à une totale application des intentions « citoyennes » de l'arrêté fondateur.

Nous avons voulu finalement amorcer des pistes qui permettraient de renforcer la formation à la citoyenneté dans un contexte économique, culturel et social profondément modifié.

Naissance et mise en place du projet

En janvier 1994, lors des Assises des Centres de Jeunes, un atelier se penche sur le thème « Crise et non emploi, jeunesse et citoyenneté : un couple impossible ? ». Dès cette époque, un sentiment de découragement et d'impuissance commence à faire surface devant certaines attitudes des jeunes mais aussi devant l'impression de voir une jeunesse étouffée par la crise, le chômage et la société de consommation.

Ce sentiment va jusqu'à conduire quelques uns des participants à remettre en cause le principe, fondateur de CJ, de la participation. Pourtant, en même temps persistent une conviction, un désir et une volonté d'exploiter et de chercher une nouvelle manière d'emprunter les pistes de la citoyenneté.

C'est dans ce contexte-là que la Commission Consultative des CJ décide alors de mettre en place une sous-commission « citoyenneté » regroupant des représentants des fédérations et de centres de jeunes mobilisés par ce thème de réflexion.

La mission de ce groupe consiste à mettre en évidence tout le travail réalisé dans cet esprit sur le terrain, les expériences, les pratiques, et de formuler sur cette base des propositions d'action et d'analyse.

Comment ?

Sur base d'une définition commune du projet ( un souci de définir le concept « citoyenneté », un cadrage dans un contexte bien précis, une identification d'un questionnement à travailler avec les acteurs de terrain), sur des recherches diverses de personnes ressources pour un apport méthodologique, des rencontres avec les jeunes et avec les animateurs pour leurs points de vue et leurs apports concernant la citoyenneté, d'un débat avec des représentants des Services de l'inspection et de  la jeunesse, la sous-commission a pu constater et proposer... d'où cet ouvrage !

Jeunes, maisons de jeunes, violences : quelle est la question ?

Jeunes, maisons de jeunes, violences : quelle est la question ?

Paroles, regards et analyses pour comprendre et agir

Introduction :

La recherche-action menée par la FMJ ASBL est partie d'une demande de certaines Maisons de jeunes confrontées à des difficultés liées à la violence, demandeuses de solutions à des événements qui apparaissaient clairement problématiques. Il fallait apporter une réponse rapide, la plus adéquate possible, à ces réalités difficiles (accompagnement sur le terrain, renvoi éventuel vers des institutions spécialisées).

La réalité des Maisons de jeunes est particulière (le Décret instituant, l'importance de l'accueil, de la culture et de l'expression, de la participation et de la citoyenneté) pour y réfléchir aussi d'une manière particulière.

Un travail de fond a été posé, destiné à mieux comprendre le rapport des jeunes et des animateurs à la violence et à réfléchir à des pistes de solutions correspondant aux cadres des Maisons de jeunes.

Deux étapes de cette recherche - action ont été importantes :

- entendre et écouter la parole des jeunes à propos de la thématique particulière de la violence et de leur rapport à celle-ci à création d'un recueil et analyse des propos ;

- réfléchir aux pistes les plus adéquates pour travailler sur cette problématique (à partir de l'expérience des coordinateurs et animateurs des Maisons de jeunes), pistes applicables aux Maisons de jeunes, tenant compte de leurs réalités de terrain mais aussi des finalités qui les fondent (cf. le Décret du 20 juillet 2000). Notre souhait de travailler avec les administrateurs n'a, lui, pu être réalisé.

Ce projet « paroles de jeunes autour de la violence » se conçoit comme un travail exploratoire. L'approche se veut résolument qualitative et entend, dans un premier temps, partir exclusivement du point de vue des jeunes. Ce travail exploratoire aurait pu se suffire à lui-même.

Mais tel n'était pas l'objectif. Nous souhaitions travailler en deux temps, le recueil et l'analyse.

La méthodologie pour le recueil des données :

C'est la technique des entretiens semi directifs qui a servi de base pour recueillir les informations souhaitées au travers de la narration de moments de la vie des jeunes.

La thématique choisie au départ, à savoir le rapport des jeunes à la violence, a eu pour rôle de focaliser les récits sur une certaine catégorie de phénomènes. Grâce à cette technique, nous avons cherché à saisir non pas la subjectivité des jeunes, mais, à travers leur subjectivité, certains aspects de la réalité sociale. Réalité sociale qu'ils participent à créer tout en étant déterminés en partie par elle.

Nous désirions offrir aux jeunes un espace dans lequel ils puissent s'exprimer sur ce qui leur semblait important de nous dire, sans imposer d'emblée des questions pré-formulées de manière précise.

La méthodologie pour la participation active du jeune :

Un des aspects méthodologiques sur lequel nous désirions insister était la nécessaire participation active des jeunes dans le processus de recherche. Nous leur avons d'ailleurs transmis la retranscription de leur interview. Un travail collectif sur les paroles individuelles a lui aussi été mené, permettant à d'autres jeunes d'exprimer leurs sentiments sur la manière dont les paroles ont été retransmises, d'apporter des précisions sur des contenus ou de remettre en questions certains aspects qui leur paraîtraient non pertinents.

La méthodologie pour l'analyse de contenu :

L'objectif de l'analyse de contenu était de retrouver la logique et les significations intrinsèques du vécu, de mettre en évidence les constantes des récits, les régularités qui constituent le fond commun aux réponses des sujets. L'analyse que nous proposions au départ était de type ouvert, c'est-à-dire que, puisque celle-ci était inévitablement tributaire de ce que nous avaient dit les jeunes, le cadre n'en était pas fixé à l'avance de manière rigide.

Cette analyse devait nous permettre d'émettre ultérieurement quelques hypothèses quant aux raisons qui amènent les jeunes dans des processus appelés « violence » et qui posent parfois (souvent) problème. Concrètement, des grilles de lecture et des catégories ont été pensées de manière à ventiler les discours efficacement sans les déformer ni laisser un lourd résidu inexploité.

Ces grilles de lectures ont été élaborées en fonction de la visée théorique qui a déterminé les consignes du recueil de données : le canevas d'entretien nous a fourni les thèmes principaux et la lecture de l'ensemble des récits nous a donné des catégories a posteriori.

Qui a participé à cet ouvrage ?

La Recherche - Action - Formation  ainsi que la rédaction ont été pris en charge par la Fédération des Maisons de Jeunes, avec le soutien du Service Jeunesse de la Communauté française.

Maisons de jeunes en milieu rural : Réalités et perspectives

Maisons de jeunes en milieu rural :

Réalités et perspectives

Mai 1988

Pourquoi cet ouvrage ?

Les MJ en milieu rural sont des lieux aux ressources inexplorées, des lieux porteurs non seulement de tradition mais aussi d'enjeux nouveaux. Nous avons cherché à développer ce postulat de départ à travers cet ouvrage.

A l'initiative de cette recherche : des animateurs - coordonnateurs de MJ en milieu rural, des travailleurs donc, soucieux de faire connaître et reconnaître leur action de base vécue comme spécifique, désireux de mettre en évidence leurs perspectives mais aussi leurs difficultés et leurs contraintes.

Nous avons choisi une démarche prospective nourrie par les réalités du terrain. Ceci implique nécessairement deux phases, deux axes de travail complémentaires : une phase descriptive et une phase prospective.

Nous avons voulu favoriser la capacité de la MJ à devenir agent de développement local, voire régional.

En Bref, nous avons voulu que les MJ en milieu rural prennent conscience de leurs ressources et du rôle prépondérant qu'elles peuvent jouer dans le développement culturel de nos régions.

L'enquête : choix d'une méthode :

Afin de répondre à la demande exprimée par certains animateurs de MJ rurales, nous avons, dans un premier temps et ceci afin de mieux comprendre la réalité des MJ et de ce milieu, rencontré la plupart des MJ affiliées à notre fédération et qui pouvaient se définir comme MJ en milieu rural. Ce premier tour d'horizon nous a permis de dégager certains modèles dominants.

Dans un second temps, nous avons examiné de manière plus approfondie certaines de ces MJ qui nous semblaient plus représentatives des modèles dégagés.

Dans chaque MJ approchée de manière approfondie, nous avons rencontré séparément : les jeunes (notamment les jeunes impliqués dans le conseil des jeunes et/ou le conseil d'administration), les animateurs (animateurs, coordonnateurs, tous membres de l'équipe collégiale impliqué dans l'animation), les responsables (les membres du conseil d'administration ou du comité de gestion).

Chacun nous a donné sa perception de la réalité interne de la MJ et de son apport à l'environnement selon des thèmes donnés bien précis.

Les réalités des MJ en milieu rural

Les MJ en milieu rural se caractérisent par leur implantation dans un milieu géographique éloigné d'un centre urbain et dans une communauté circonscrite en nombre d'habitants.

Nous avons pu dresser le portrait de trois MJ « modèles » différentes (la MJ communautaire, la MJ à public ciblé et la MJ à cohabitation conflictuelle) tout en tirant des conclusions sur leurs ressources mais aussi leurs limites.

Nous avons souligné les lignes de force ou enjeux qu'il nous semblait nécessaire de renforcer pour un développement de la MJ rurale mais aussi pour que cette MJ devienne un agent de développement au niveau local et régional.

Qui est à la base de cet ouvrage ?

A l'initiative des MJ de Havelange, Opheylissem, Rochefort et Sprimont.

Recherche, rédaction et méthodologie : la FMJ.

Illustrations : Pierre Kroll.